Lourdes

Lourdes est une ville d’environ 15000 habitants située dans le département des Hautes-Pyrénées.
La ville historique a été construite autour du piton rocheux sur lequel est érigé le château de Lourdes siège des comtes de Bigorre au Moyen-Age.

A l’époque de Bernadette, la ville comptait environ 4000 habitants. Elle connaîtra un essor important à partir de l’année des apparitions, 1858.
La ville moderne, s’est développée en direction de la Grotte qui était un lieu désert à l’époque des apparitions.
Le Sanctuaire est situé dans la partie basse de la ville. Il est traversé par le gave de Pau qui coule en direction de l’ouest vers l’Atlantique.
Chaque année, plusieurs millions de pèlerins viennent à Lourdes, ce qui en fait un des plus importants lieux de pèlerinage catholique dans le monde.

 

Le Sanctuaire

Un Sanctuaire est un lieu où l’humain et le divin se rencontrent. Une manifestation historique du divin s’y est produite et l’on continue alors à sentir sa présence. Lourdes est un sanctuaire dédié à la Vierge Marie.

Le cœur du Sanctuaire de Lourdes est la Grotte de Massabielle, lieu des apparitions de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous.
Au fil des années depuis l’époque des apparitions, les évêques successifs ont acquis les terrains qui constituent aujourd’hui le domaine du Sanctuaire de Lourdes dont la superficie est de l’ordre de 50 hectares.
De nombreux édifices ont été construits depuis l’époque des apparitions : lieux de célébrations et d’accueils pour tous les pèlerins, malades, handicapés et leurs accompagnateurs, Basiliques, Eglises, Chapelles, Accueils, Piscines…..
1.5.3 Bernadette Soubirous
Bernadette Soubirous a vécu 35 ans : vingt-deux années à Lourdes (1844-1866),  treize à Nevers (1866-1879) ou son corps repose aujourd’hui. En 1858, elle a 14 ans, dans la Grotte de Massabielle, à Lourdes, la Vierge Marie lui apparaît à dix-huit reprises. La vie de Bernadette en est transfigurée.

 

Les Apparitions

Bernadette, le 11 février 1858 se rend à Massabielle, au bord du gave, avec sa sœur Toinette et Jeanne Abadie, une amie pour y ramasser du bois mort. Tandis qu’elle se déchausse pour rejoindre les autres, elle entend « comme un coup de vent ». Elle s’étonne, car il n’y a pas de vent, et se retourne pour vérifier.

« Les peupliers ne remuaient pas, dit-elle. Je continuais à me déchausser et j’entendis la même rumeur. Je levais la tête en regardant la grotte.     Je vis une Dame. Elle avait une robe blanche et une ceinture bleue et une rose jaune sur chaque pied, couleur de la chaîne de son chapelet. Je frottai mes yeux, je croyais me tromper. Je mis la main dans ma poche, j’y trouvais mon chapelet. Je voulais faire le signe de ’la croix, je ne pus pas porter la main au front : elle m’est tombée. La vision fit le signe de la croix. J’essayais de le faire et je pus…. » Bernadette récite alors le chapelet guidée par la « Dame » qui au terme de la prière, disparaît.
C’est la première apparition.
Il y aura en tout 18 apparitions jusqu’au 16 juillet 1858 date de la dernière. Très peu de paroles accompagnent les apparitions, certaines sont silencieuses comme la première.
Jeudi 25 février, 9ième apparition, découverte de la source, 300 personnes sont présentes. La Dame dit à Bernadette d’aller « boire à la source » La jeune fille gratte le sol et ne trouve que de la boue. « Au quatrième essai, je pus boire. » Sur la demande de la Dame, elle mange aussi de l’herbe qui se trouvait là. Sa tante la gifle. On la croit folle. Elle répond que «c’est pour les pêcheurs. »
Mardi 2 mars, 13ième apparition, plus de 1500 personnes sont présentes. La Dame demande à Bernadette : « Allez dire aux prêtres qu’on vienne ici en procession et qu’on y bâtisse une chapelle. » Bernadette transmet le message à l’abbé Peyramale, curé de Lourdes. Il reçoit rudement Bernadette et ne veut savoir qu’une chose : le nom de la Dame. Et il veut un signe : que le rosier de la grotte fleurisse !
Jeudi 25 mars : 16ième apparition, le rosier de la grotte ne fleurit pas, mais la Dame révèle son nom, dans le patois de Bernadette : Elle leva les yeux vers le ciel, joignant en signe de prière ses mains qui étaient tendues et ouvertes vers la terre, et me dit : «  Que soy era Immaculada Councepciou (Je suis l’Immaculée Conception) »
Bernadette part en courant et répète sur le chemin ces mots qu’elle ne comprend pas. Le curé Peyramale en est bouleversé. Si Bernadette ignore ce qu’elle dit, lui, sait que quatre ans plus tôt, en 1854, le pape Pie IX en a proclamé le dogme, affirmant Marie « Immaculée Conception ».
Mercredi 7 avril : 17ième apparition, le miracle du cierge. C’est le mercredi de Pâques. Bernadette se sent attirée vers la Grotte, et entre en extase dans une longue contemplation silencieuse. Elle tient en mains un gros cierge allumé. Il y a un millier de personnes, notamment le docteur Dozous venu « au nom de la science ». Or la flamme du cierge lèche les mains de Bernadette sans la brûler. Après l’extase, le docteur Dozous examine les deux mains de la voyante : « il n’y a rien ! ».
16 juillet : 18ième apparition. Depuis des semaines, toute la ville est en émoi. Pour éviter des désordres, les autorités ont fait barricader la grotte qui est interdite au public. Bernadette est restée en dehors de cette agitation. Mais le 16 juillet, fête de Notre-Dame du Mont-Carmel, elle se sent attirée vers Massabielle. Elle attend le soir et gagne la prairie de la Ribère. Elle commence son chapelet, et c’est la dernière apparition, silencieuse, comme les premières. « Je ne voyais que la Sainte Vierge….jamais je ne l’ai vue aussi belle. »

 

Le Message de Lourdes

 

Les Miraculés de Lourdes

Depuis la guérison de Catherine Latapie au cours des apparitions, en mars 1858, sur quelque 7000 dossiers de guérison déposés à Lourdes, 69 cas ont à ce jour été reconnus miraculeux par l’Eglise.
A Lourdes, nombreuses sont les personnes qui éprouvent ainsi en leur être une transformation :

conversion intérieure, guérison dans le cœur et parfois dans leur corps. Désormais, elles en témoignent. Leur vie en est changée. Toutes ne reviennent pas à Lourdes pour déclarer ces guérisons qui les touchent. Certaines éprouvent le besoin de se rendre au bureau des constatations médicales, où le cas est éprouvé.
Le processus est alors long et sérieux. Si le dossier est recevable, il est transmis au comité médical international de Lourdes, qui siège tous les ans et qui peut demander des examens complémentaires.
Le dossier est alors transmis à l’Evêque de Lourdes qui informe l’Evêque du diocèse dans lequel vit la personne guérie. C’est à l’Evêque du lieu où vit la personne guérie que revient la responsabilité de l’interprétation religieuse que l’Eglise donnera à cette guérison. Il aura à décider du degré, plus ou moins public, de reconnaissance de cette guérison « inexpliquée » au regard de la science qui, elle aussi, demeure prudente dans son affirmation.

 

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